Le départ, le 9 novembre, donné dans la baie de Mindelo est digne d’un vrai départ de régate – et notre skipper s’y connait ! Les conditions de vent sont excellentes, la plupart des bateaux ont hissé le gennaker.

Les 27 concurrents vont rester relativement groupés jusqu’à la pointe de l’île de Santo Antao.

Voilà l’image de ce que l’on voit sur l’écran à bord d’Altavela, car chaque bateau étant équipé d’un émetteur-récepteur de position GPS, il est signalé – de jour comme de nuit d’ailleurs –  à l’écran des autres bateaux aux alentours.

Pour Alain, c’est très motivant de partir pour une traversée de l’Atlantique et de chercher à faire avancer son bateau du mieux possible pour coller aux tableaux-arrière des « lièvres ».

Pendant les 6 premiers jours, le vent est assez stable (15 à 18 nœuds) et cela nous permet de faire de bonnes moyennes. Les journées sont rythmées:

par l’envoi, chaque matin, par mail via les satellites, des infos vers le PC de l’organisation du rallye, et  du retour en échange de la météo sur la zone ainsi que les positions GPS de chaque participant

par la tenue du journal de bord par le capitaine

par les repas, entre autres : ragoût de chèvre capverdienne, purée de courge ou salade composée  

mais aussi des bons plats du Sud-Ouest : confit de canard avec des cèpes, boudin béarnais et purée ou encore gésiers confits et petits pois, sans oublier le foie gras

par la pêche : une seule daurade coryphène mais on s’est régalé 2 fois avec !

par le suivi – le jour et la nuit avec prise de quarts de veille – des indicateurs électroniques de bord : vitesse et cap du bateau, vitesse et direction du vent, présence de bateaux, voilier mais aussi cargo ou paquebot dans les 8 miles autour, pour éviter les collisions.

par la prise de photos pour vous faire partager la beauté du ciel et l’immensité de l’océan

A partir du 15 novembre, le vent forcit, on réduit la grand-voile et on commence à avoir des grains. Un grain en météorologie est une soudaine accélération du vent accompagnée le plus souvent de pluie.

Le 18 novembre, GROZIBOU croise notre route mais ne nous rattrapera pas jusqu’à l’arrivée.

Grozibou II

Le 19 novembre, nous sommes sur le chemin de la fameuse « onde d’Est »

le capitaine réduit à nouveau la grand-voile, c’est-à-dire la prise du second ris. L’onde d’Est qui malgré ce joli nom, n’est rien d’autre qu’une vilaine perturbation météo avec de nombreux grains, des rafales – 47 nœuds pour nous –  Alain est content d’avoir fait poser un 3ème ris car peu de bateaux en sont équipés. Pour Altavela, c’est la première fois qu’il est mis en service.

La houle est maintenant d’environ 3 mètres. Dehors, il faut être équipé et dedans, il faut se tenir surtout pour faire les repas.

Il faut préciser qu’à aucun moment, nous n’avons été en situation dangereuse ou délicate et qui plus est, nous n’avons pas cassé de matériel ni déchiré les voiles.

A l’approche de Marie-Galante, la météo se calme. Terre, terre !

Et sur les 100 derniers miles, le capitaine décide de réduire la vitesse pour arriver de jour – c’est beaucoup mieux pour éviter les nombreux engins de pêche (casiers, filets et Dispositifs de Concentration de Poissons) et c’est mieux aussi pour les photos qui seront prises par l’organisation ! Nous sommes chaleureusement accueillis à la bouée d’arrivée par le zodiac, avec une bouteille de rhum Bielle, qui est l’un des sponsors du rallye.

Alain est très satisfait d’Altavela qui s’est bien comporté dans le gros temps ; nous avons traversé en 14 jours 23 heures 50 minutes et 19 secondes, selon le chronomètre officiel du rallye! et nous sommes arrivés avant 4 monocoques plus grands et les plus petits étaient derrière.

Nous débarquons à terre à l’heure du petit déjeuner organisé, ce qui nous permet d’être applaudis par tous et de nous mettre directement dans le bain des festivités.

Dès le lendemain, nous visitons Marie-Galante, qui est une île paisible et charmante, même si elle a un aspect non entretenu par endroits.

Chaque soir, c’est repas et spectacle et pour parachever tout cela, la remise des prix.

Un grand MERCI à Grand Pavois Organisation – et comme le dit son président Alain Pochon : «  Traverser l’Atlantique n’est pas anodin ». Bravo à l’équipe des 3 GO ! Alexia, Philippe et Etienne.