Du 20 au 28 octobre, nous sommes très occupés dans le port de Santa Cruz de La Palma, entre les contrôles sécurité, les briefings, la clearance à faire auprès des douanes (demande d’autorisation de sortie du territoire européen pour entrer au Cap Vert), les petits déjeuners organisés tous les jours dans le cadre du rallye, les apéritifs. Il faut aussi s’occuper de l’avitaillement. Ici, dans les magasins, il n’y a pas autant de choix qu’en France, surtout en viande ; nous avons donc fait nos courses dans 2 grandes surfaces quand nous avions la voiture de location, puis dans les supérettes près du port et enfin le marché pour les fruits et légumes, la veille du départ. Heureusement, nous sommes partis de Port-Médoc avec moult bonnes conserves (confit de canard, boudin béarnais, cèpes, chanterelles…) 

    Un petit café sur le bateau de Brigitte et Philippe des Croiseurs Médocains qui ont le mérite de faire le parcours en couple, seulement tous les 2 à bord du bateau.

    C’est le plus petit de tous les voiliers engagés cette année dans le rallye des îles du soleil, avec ses 29 pieds. Le pied équivaut à 33 cm. Altavela mesure 38 pieds. Le plus grand en fait 64 et c’est un AMEL  (la Rolls Royce des voiliers) sur lequel il y a le propriétaire – dans nos âges – et un équipage de 5 jeunes dont un skipper professionnel, ex-pilote de ligne.

    Il y a 18 monocoques, 8 catamarans et un trimaran.

    Il y a des unités toutes neuves et d’autres qui ont 10, 20, 30 voire 40 années, comme le Gib’Sea 372 de ce couple qui va faire la traversée avec leurs 2 fillettes de 9 et 11 ans ainsi qu’avec un couple de jeunes diplômés qui cherchait à partir vers l’Amérique du Sud et qui a trouvé cette opportunité. Les 2 fillettes apprendront le programme scolaire sur des cahiers de vacances et retourneront à l’école en mai prochain pour ne pas être considérées comme déscolarisées.

    Une grande partie des participants est en retraite, comme nous, mais certains sont en disponibilité, ou sur du Compte Epargne-Temps ou en congés pour certains équipiers.

    Parmi les équipages, il y a toutes les nuances entre ceux qui naviguent façon « gestion de crise et analyse de l’arbre des causes » quand il y a un problème en navigation et ceux qui évacuent les tensions physiques ou morales du bord par le Tai Chi, dont ils sont de fervents adeptes.

    Différents voiliers, différents équipages, différents budgets, différents objectifs, différentes motivations, et donc la variété des rencontres, et c’est cela aussi qui nous plait !

    Le 28 octobre, le départ de l’étape vers le Cap Vert est donné, sans vent du tout  mais heureusement, 4 heures après, les alizés reprendront et ne nous quitteront pratiquement plus jusqu’à l’arrivée.